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  1. 2 Février 2017
    Trek du 20 Novembre au 1er Décembre 2016

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    Lundi 21 Novembre
    Jour 2 : Séti Khola (880m) - Maccha Khola(900m)

    Malgré le bruit ininterrompu de la tumultueuse Budhi Gandaki Nadi
    qui coule au pied du lodge, la nuit a été réparatrice, et les boules Quies ont été efficaces. 6h30, nous sommes réveillés par des coups de poings sur la porte, je m’accorde encore 5 minutes pour m’étirer dans le sac de couchage. Je tire les rideaux de la fenêtre de la chambre et découvre qu’une épaisse brume enveloppe le village. Le beau temps serait-il déjà parti ?
    Avant de descendre prendre le petit déjeuner, Il faut un peu organiser les sacs, celui que l’on porte la journée et celui confié aux porteurs, que l’on retrouve le soir au lodge. Après quelques hésitations sur le contenu du sac à dos, les deux sacs sont fin prêts.
    Le petit déjeuner est encore l’occasion de jouer aux prénoms, bon nombre d’entre nous n’ont pas encore mémorisés les 14 prénoms qui composent notre groupe. Ce matin, c’est léger, thé, pain tibétain accompagné de confiture de fruits rouge.
    Dans la cour sirdar, sherpas et porteurs s’organisent pour la répartition des charges de l’équipe locale.

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    Une partie de l’équipe locale​

    Le premier matin nécessite le réglage pour un bon timing pour être prêt à l’heure prévue et chacun à son propre rythme. La brume enveloppe encore un peu le village, mais c’est dû à la rivière, au loin le ciel est d’un bleu limpide, la journée sera belle. Il est 7h50 quand tout le monde est prêt ; pour une première c’est plutôt pas mal !
    Nous empruntons une large piste encore carrossable pendant une petite heure. Nous y croisons ça et là des gens qui transportent dans leurs paniers traditionnels, bois, épis de maïs, d’autres portent d’énormes ballots de paille de riz, bref c’est la vie rurale népalaise que nous allons croiser quotidiennement pendant ce trek.

    Le premier pont suspendu, c’est toujours un sujet photogénique, certains prendrons la pose pour ce premier pont.

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    La piste se rétrécie plus loin, les cailloux parsèment le chemin, il faut faire attention où l’on met les pieds. Le paysage se découvre devant, la brume à maintenant totalement disparue, laissant place à un soleil qui commence à bien chauffer. Sur des pans entiers de montagne, les cultures en terrasses sculptent le paysage ; sur les parties trop abruptes la forêt domine.

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    Au cours de notre progression, chacun va à son rythme. Le tempo est donné par Supak, le sherpa qui marche à l’avant du groupe, Rukaji le sirdar et Purna le guide restent à l’arrière pour clôturer la marche. Dans notre groupe un autre népalais qui est à l’écart des activités, semble plutôt observateur, nous en saurons plus sur lui ce soir à la présentation de l’équipe. Nous traversons quelques villages, constitués parfois d’un petit groupe d’habitations construites à proximité d’un petit cours d’eau. Le chemin monte et descend au gré du relief, tantôt au niveau de la Budhi Gandaki Nadi, rivière qui sera notre compagne pendant une semaine puisque le sentier la remonte jusqu’à Samdo.

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    La matinée est agrémentée de quelques poses, pour grignoter une barre de céréales et avaler une gorgée d’eau, prendre quelques photos, à ce petit jeu, je me retrouve vite en queue de peloton à discuter avec notre guide francophone qui parle bien le français.
    Autre incontournable du trek, les convois de mules, de nombreuses marchandises sont transportées à dos de mules, suivant l’importance du convoi, il peut y avoir une ou deux personnes pour s’occuper des animaux et les faire avancer. La consigne pour les trekkeurs, s’est de toujours se positionner coté montagne ou talus, surtout ne pas rester coté vide, au risque de prendre un coup de tête et de tomber dans le ravin. Les sentiers étant bien secs, c’est aussi l’occasion de gouter à la poussière.

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    Nous poursuivons notre chemin par une série d’escaliers taillés dans la falaise qui domine la rivière. Ici pas de parapet ou autres barrières de protection, le faux pas est interdit.

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    Il est un peu plus de 11h00 quand on arrive dans le village de Lapubesi. Ici l’arrêt sera plus long, c’est la pause repas de midi, la tradition veut que les sherpas aident à la préparation des repas dans les lodges, c’est la raison pour laquelle les pauses sont conséquente à midi. C’est l’occasion de découvrir la population népalaise, surtout les enfants qui cherchent le contact avec les «touristes » pour quémander quelques bonbons, pourtant fortement déconseillé par les guides.

    Le lodge où nous faisons la pause a une partie en terrasse abritée du vent, fort agréable, un couple de trekkeurs y farniente au soleil. Ce sont des français originaire du Sud-Ouest, l’homme et sa femme sont accompagnateurs en montagne et sont ici en reconnaissance d’un circuit qu’il souhaite proposer à leurs clients. Ils nous expliquent avoir vécus le séisme du 23 Avril 2015 au Langtang et ont échappés de peu au pire. L’épicentre du séisme situé à Gorkha est assez proche d’ici (Depuis notre changement du bus à Arughat nous sommes entrés dans le district de Gorkha) et les traces sont bien visibles sur les montagnes. Nous le constaterons dès l’après-midi.

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    Après 2 h15 de pause déjeuner et le traditionnel « black tea » servi en fin de repas, nous reprenons le sentier en direction de Machhakhola, toujours rive droite de la Budhi Gandaki Nadi. Le sentier monte le long des terrasses cultivées avant de redescendre vers le village de Nauli Khola. Une école anime le village, les écoliers jouent dans la cour, à notre passage ils accourent vers nous pour nous présenter une urne avec un panneau expliquant le besoin de fond pour terminer la reconstruction d’une partie de bâtiment écroulé par le tremblement de terre ; chacun exprimera sa générosité en glissant un billet dans l’urne.

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    En observant les montagnes environnantes, nous voyons très bien les traces du séisme sur les pentes, ces cicatrices blanchâtres sur la verdure du paysage sautent aux yeux. Par endroits il semble que des pans entiers de montagne ont dégringolés.

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    Traces du séisme​

    Par endroits, le sentier traverse ces zones d’éboulis plus ou moins bien stabilisées, c’est assez impressionnant de voir ces milliers de tonnes de rochers déplacés. Plus loin, la vallée s’élargie, la rivière est plus paisible et serpente entre des bancs de sable. Ce sable est bien sûr récupéré par les népalais pour la reconstruction de leur maison. Sable qui est acheminé par les nombreux convois de mules que l’on a croisés dans la journée.
    On découvre enfin, le premier sommet enneigé au loin, le Shringi Himal qui culmine à 7161m presque à la frontière tibétaine.

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    Nouveau pont népalais traversé pour arriver dans le petit village de Nauli Khola qui domine la Budhi Gandaki Nadi, il y a encore des maisons en cours de reconstruction et il est facile de reconnaitre celles qui ont été récemment réparées, par les cadres de fenêtres, quelquefois les tôles, ou simplement les têtes de pointes brillantes qui les fixent. Nous descendons une nouvelle fois au niveau de la rivière, pour remonter son lit sablonneux.
    Nous y ferons une pause, dans le coffee shop le plus improbable de la région, un cabanon de tôles recouvert de bâches plastiques, là une vieille femme y vit avec quelques poules, elle vend du thé mais aussi le soda connu dans le monde . . .

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    La fraicheur se fait sentir, nous ne sommes pourtant qu’à 800m d’altitude, mais le soleil vient de passer derrière la montagne et avec la proximité de l’eau, immédiatement la température chute. Nous reprenons notre chemin, Purna nous dit qu’il reste moins d’une heure pour rejoindre Machhakhola. Après avoir longé la rivière 1/2 heure, nous remontons un bon raidillon dans une immense zone d’éboulement qu’il faut traverser pour entrer à nouveau dans une partie boisée et humide, le sentier est même bien boueux par endroits. Il est un peu plus de 16h00 quand nous arrivons au Chumvally Lodge.

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    Le lodge est grand et bien entretenu, les chambres sont à l’étage, certaines avec toilettes, le guide nous laisse choisir les clés, pas de chance mon camarade de chambrée n’a pas eu la main heureuse, ce sera sur le palier . . . le temps de monter les sacs, il est l’heure du thé ; servi avec de petits gâteaux secs. Notre guide nous présente l’équipe de porteurs, la plupart sont jeunes de 19 à 23 ans, ainsi que Sudarshan, qui fait partie de l’agence Thamserku (Agence de Trekking de Katmandou qui travaille en relation avec de nombreuses agences européenne), il nous accompagne pour voir comment sont les lodges, les sentiers après le séisme sur ce circuit.

    En attendant le diner, nous nous retrouvons dans la salle à manger, chacun occupé à ses petites notes de la journée, qui sur un calepin, d’autres tracent le parcours sur un carte ; cela permet également les premiers contacts avec nos porteurs que nous avons peu vus de la journée, certains s’expriment bien en anglais, cela favorise le contact.
    Le repas du soir est servi à 19h00, la salle est ouverte sur la rue, la polaire est de rigueur pour se protéger de la fraicheur de la nuit.

    Après le briefing de notre guide pour présenter la journée du lendemain, je reste discuter avec une partie des trekkeuses dans la salle avant qu’un trekkeur germanique vienne nous signifier que nos voies perturbent son sommeil et celui de sa compagne, il est 21h00 passé. . .

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    Photos : Serge D.18
    Carte : ©Google Earth
    Trace GPS : Surdarshan S.

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  3. 17 Décembre 2016
    Trek du 20 Novembre au 1er Décembre 2016

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    Dimanche 20 Novembre
    Jour 1 : Kathmandu (1300m) – Séti Khola (730m)

    Pour cette première journée, le réveil sera matinal : 6h15 mon voisin de chambrée craignant de ne pas avoir suffisamment de temps pour se préparer avant l’heure du petit déjeuner à 7h00. En fait pas besoin de réveil, les chiens du quartier se sont chargés dès 5h00 de faire un réveil cacophonique, ce qui a laissé peu de temps de récupération au voyage de la veille.
    Je retrouve les autres trekkeurs pour le petit déjeuner. C’est plutôt copieux et varié, apprécié de tous, même si cette journée est totalement consacrée au transfert en bus dans la vallée de la Budhi Gandaki, à 140 kms à l’Ouest de Katmandou.
    140 kms pour nous occidentaux, cela prendrait 2 heures tout au plus sur des routes de montagne, là c’est une journée complète qu’il faudra pour rejoindre Séti Khola.

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    La rue où se situe notre hôtel est trop étroite pour que le bus puisse y accéder, c’est donc à quelques centaines de mètres de l’hôtel que nous rejoignions le bus qui va nous conduire à Arughat. Toute l’équipe népalaise est là et les porteurs se chargent déjà de nos bagages.
    Il est 7h40 quand nous quittons le quartier de Thamel, mais déjà la circulation est dense, et les véhicules en tout genre soulèvent une poussière terrible dans les rues. Il faudra plus d’une ½ heure pour sortir de l’agglomération.

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    Quand on peut lire dans le guide Lonely Planète :
    « Circuler au Népal relève parfois du défi. En raison du relief, des conditions climatiques et de l’état des véhicules, peu de voyages se déroulent comme prévu. L’ingéniosité népalaise permet toujours d’arriver à bon port, mais prévoyez une marge de temps importante (ainsi que de quoi manger !). Enfin, voyez les délais et les contretemps comme faisant partie intégrante de la vie au Népal. »

    Voilà qui avertit que le voyage risque d’être épique.
    Nous nous retrouvons donc sur une des routes principales du Népal, la « highway » Katmandou – Pokara, mais aussi certainement la plus fréquentée, principalement par des poids lourds, autobus et camions représentent 80% de la circulation, les voitures et les motos complètent le tableau.

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    Au Népal, on roule à gauche, mais il n’y a pas de code de la route, c’est celui qui est le plus gros et use le mieux de son klaxon qui a raison ! Concernant les dépassements, pas de règles, mais par observation, celui qui double est prioritaire, s’il vient un véhicule en face, il doit ralentir voire s’arrêter pour que celui qui dépasse ait le temps de se rabattre, sinon c’est le face à face ! Durant notre trajet nous avons eu droit à quelques sueurs froides . . . heureusement toujours avec un dénouement heureux !
    Un courte pause vers 10h30 nous permet de se dégourdir les jambes.

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    Autre curiosité, les véhicules en pannes sont rarement remorqués, mais réparés sur place. On peut ainsi voire un camion bloquer la circulation le temps de la réparation ; voire créer d’énormes bouchons si le véhicule en panne est mal placé. Bref notre voyage est très long, mais ne manque pas de moments qui prêtent à rire, sourire ou effrayants selon la situation.
    Nous resterons bloqués ainsi pendant plus d’une heure, sans avancer, des conducteurs téméraires doublent la longue file arrêtée, au risque de ne pouvoir se rabattre si un véhicule vient en face . . .

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    Après 4 heures de route nous sommes à mi-parcours mais pas à la mi-temps. Nous quittons la « highway » pour prendre la direction de Dhadingbesi , la circulation est beaucoup moins dense mais la chaussée est beaucoup moins large et parfois 2 bus peine à se croiser. Nous ferons la pause déjeuner dans un petit restaurant au bord de la route, pour déguster notre premier dal bath de notre séjour (Le dal bhat est le plat traditionnel népalais – soupe de lentilles (dal) et riz (bhat)) un vrai régal.

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    Après une heure de pause, nous repartons pour Arughat, Purna notre guide nous annonce qu’il y a près de 3heures de route pour Arughat ! Après Dhadingbesi, la route n’est plus qu’une piste de terre, nous sommes secoués dans tous les sens, de plus les joints des fenêtres en mauvais état, laissent passer la poussière insidieusement dans le bus . . .
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    Dans les champs les népalais se soucient peu du trafic sur la piste. Les derniers kilomètres de pistes sont plutôt impressionnants, la piste surplombe la Budhi Gandaki, tout erreur de pilotage pourrait être fatale !

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    Nous arrivons à Arughat, il et près de 16h30, nous devons changer de bus, pour une sombre histoire de droit de passage. Nous sommes à la limite du district de Gorkha, il faut faire travailler les locaux . . .

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    Le bus qui doit nous conduire à Seti Khola, n’est pas là, notre sirdar s’active à passer des coups de fil mais il nous faudra patienter près d’une heure dans les rues du village avant de voir arriver notre bus. Quand nous quittons Arughat, le soleil se couche derrière les montagnes. Nous ferons une partie du trajet dans la pénombre, heureusement pour ceux qui sont sensible au vide car dans certaines portions de la piste qui longe la rivière, il ne devait pas rester beaucoup d’espace entre les roues et le vide. On ne pouvait qu’avoir confiance en notre chauffeur local, qui parait-il a fait un signe de croix avant de démarrer, il devait bien connaitre la piste. . .

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    Après 1h00 de piste, le bus s’immobilise devant notre lodge, l’ABC Guest House de Séti Khola. Les porteurs s’occupent de nos bagages, nous prenons possession de nos chambres, rustiques mais propres, lumière et prise de courant pour recharger les batteries. Au repas du soir, nous dégusterons nos premiers momos, avec des spaghettis.
    Après le repas, Purna, notre guide nous fait un petit briefing pour la journée de demain. Je retiens juste : réveil 6h30 petit déjeuner 7h00.
    Bonne nuit.

    Photos : Serge D.18

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  5. 8 Décembre 2016
    Du 20 Novembre au 1er Décembre autour du Manaslu

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    Dimanche 20 Novembre
    Jour 1 : Kathmandu (1300m) – Séti Khola (730m)

    Départ en bus tôt le matin de Katmandou avec toute l’équipe népalaise pour Arughat, déjeuner dans un petit restaurant local à Dhading Besi. La circulation est dense et les ralentissements nombreux. Notre progression est telle que nous ne ferons pas de marche cette première journée, le bus nous conduira directement à Seti Khola où nous arriverons à la nuit au lodge.

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    Pause dans un tea shop​

    Lundi 21 Novembre
    Jour 2 : Séti Khola (730m) – Maccha Khola(930m)

    Début de trek sur une piste encore large. Bien vite le paysage change franchement. Les rives de pentes boisées se transforment peu à peu en falaises vertigineuses. Le chemin empierré monte et descend . . . . C’est du plat népalais. Nous passons pas loin de l’épicentre du séisme d’avril 2015, les traces sont bien visibles sur les pentes environnantes. Plus haut à Lapbesi, la vallée s’élargit de nouveau et nous en suivons le fond, large lit de sable blanc. Nuit en lodge.

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    Mardi 22 Novembre
    Jour 3 : Maccha Khola (900m) – Jagat (1410m)


    La zone des terres cultivées se termine, les pentes deviennent trop escarpées, les rares champs restants sont pauvres. Nous suivons la rivière coincée entre deux falaises jusqu’aux sources chaudes de Tatopani. Changeant de rive par un pont suspendu, nous pénétrons une zone boisée. Plus loin, la rivière devient tumultueuse, forçant son passage au milieu des rochers. Traversée de Néro, zone de très hautes falaises rocheuses et poursuite jusqu’à Jagat. Nuit en lodge.

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    La Budhi Gandaki​

    Mercredi 23 Novembre
    Jour 4 : Jagat (1410m) – Dyang (1800m)

    Au matin, départ de Jagat, petit village intéressant par le style de maisons caractéristique de l’entrée dans les hautes vallées ; un modeste « 7000 » se profile devant nous : le Shringi Himal. Déjeuner à Eclebati. Nous ne passons pas loin de l’épicentre du séisme d’avril 2015. La vallée est encaissée à l’extrême, le paysage devient franchement alpin. De magnifiques forêts de pins bordent le chemin. Nous empruntons un sentier en balcon tallé dans la falaise, juste au-dessus du vide. Vue sur les massifs du Ganesh Himal et de l’Himal Chuli. Poursuite de chemin jusqu’au village de Dyang. Nuit en lodge.

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    Première vue sur le Ganesh Himal​

    Jeudi 24 Novembre
    Jour 5 : Dyang (1800m) – Namrung (2660m)

    La rivière coule au fond d’une gorge profonde et étroite ; par un chemin en corniche, nous suivons ce beau canyon. Le sentier commence à monter franchement à travers une forêt extraordinaire, mêlant les caractéristiques de différents étages de végétation. On y aperçoit également quelques singes farouches. Nous sommes maintenant en plein pays bouddhiste ; quantités de murs de prières (Mani wall, pierres ornées de gravures bouddhistes) souvent très beau et de drapeaux de prières flottants au vent. Nuit en lodge.

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    Vendredi 25 Novembre
    Jour 6 : Namrung (2660m) – Sama Gaon (3530m)

    Nous passons par Ligaon, Sho, Lho, magnifiques villages « tibétains » avec beaucoup de monde affairés dans les champs. Le Manaslu et ses différents satellites apparaissent au-dessus des forêts de mélèzes et des temples. On arrive au superbe village de Sama (3360m), au pied du Manaslu. Une magnifique journée, de toute beauté, de celles que l’on oublie jamais. On poursuit jusqu’à Sama Gaon. Nuit en lodge.

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    Village de Lho​
    Samedi 26 Novembre
    Jour 7 : Sama Gaon (3530m) – Montée au Camp de Base du Manaslu (4857m) – Sama Gaon (3530m)
    Aujourd’hui, c’est l’un des objectifs de ce trek, la montée au camp de base du Manaslu. La première partie se déroule dans une belle forêt de pins, puis rapidement nous surplombons de magnifique lac et les séracs tourmentés du glacier du Manaslu. Ce lieu réellement somptueux en vaut bien la peine. Les lacets serrés permettent de rejoindre le fil de la moraine qui mène au camp de base. Malheureusement les dernières expéditions sont redescendues le 18 Novembre, le camp est vide. La redescente se fera par un détour pour passer auprès du grand lac glaciaire. Nuit en lodge.

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    Le Manaslu et son glacier​

    Dimanche 27 Novembre
    Jour 8 : Sama Gaon (3530m) – Samdo (3800m)

    Aujourd’hui, une courte étape presque à plat jusqu’au village de Samdo, le dernier avant le col, endroit terriblement isolé sous la face nord du Pan Phuchi, à trois heures de marche du Col de Lajyang (4998m , passage facile vers le Tibet, utilisé autrefois par les marchands et leurs caravanes de yacks). Balade d’acclimatation l’après-midi. Nuit en lodge.

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    Sommets Tibétain​

    Lundi 28 Novembre
    Jour 9 : Samdo (3800m) – Dharamshala(4470m)

    Encore une courte étape, nous continuons de monter régulièrement dans un paysage de paturages d’altitude où paissent quelques yacks ; sur la gauche, glaciers noirs et faces rocheuses austères. Courte balade d’acclimatation l’après-midi. Nuit sous tente.
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    Dharamshala​
    Mardi 29 Novembre
    Jour 10 – Dharamshala (4470m) – Larke Pass (5106m) – Bimtang (3720m)

    Courte nuit et début de montée vers le col à la frontale. La montée continue sur le versant Est du col, douce, puis trop douce, donne le sentiement de ne pas avancer. En point de mire, le très beau Pic Larkya. Enfin les colorés drapeaux de prières apparaissent flottants au vent. Séance photos. Descente sur une immense moraine, panorama fantastique sur le Cirque du Péri Himal. Le chemin est encore long pour rejoindre Bimdakhati. Tout le monde apprécie le retour à une altitude raisonnable.Nuit en lodge.

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    Mercredi 30 Novembre
    Jour 11 Bimtang (3720m) – Dharapani (1860m)

    Une longue journée avec près de 1700m D- . Pendant quelques heures, nous ne savons plus où donner de la tête : le massif du Péri Himal, l’immense cirque Ouest du Manaslu devait être époustouflant, malheureusement la brume et les nuages en ont décidés autrement. L’ambiance reste féerique dans la forêt de rhododendrons, arbres immenses, lichens aux branches. Nous progressons le long de la Dudh Khola, un torrent impétueux. Longue descente pour rejoindre Dharapani, jonction avec le tour des Annapurna. Dernière soirée avec l’équipe népalaise. Nuit en lodge.

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    Larke Peak​

    Jeudi 1 Décembre
    Jour 12 Dharapani (2000m) –Kathmandou (1300m)

    C’est encore une longue journée qui nous attend sur les pistes et routes népalaises. Après plus de 4h de 4X4 sur des pistes défoncées on arrive à Bésisahar. Pour une pause déjeuner bien méritée. Puis, à nouveau 6h30 de bus pour rejoindre l’hôtel à Katmandou dans la soirée.


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    Photos : Serge D.18

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  6. Lire l'article
  7. 28 Octobre 2016
    Commandé en juillet en taille 42, lors de l'essayage, je le trouvais un peu grand, mais je me suis dit que cela irai.
    Début Octobre, je l'ai ressorti du placard, là je le trouve carrément trop large et trop long niveau des jambes, j'ai du fondre pendant l'été :)
    Je passe un petit coup de fil au S.A.V, la charmante Ludivine me dit qu'il n'y a pas de problème si je fournis le pantalon avec ses étiquettes dans son emballage.. . . et voilà 15 jours plus tard, après avoir reçu un mail m' informant qu'ils vont pouvoir procéder à un échange; je reçois un Windy Ultra, taille 40, qui me va comme un gant, pantalon de montagne, :) surtout la longueur des jambes est impeccable avec les chaussures de montagne.

    Bon pour le C.R, il va falloir patienter quelques semaines, mais j'ai hâte de le tester en haute montagne. . .:cool:

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  8. Lire l'article
  9. 17 Octobre 2016
    Reçu en milieu de semaine, je suis impatient de pouvoir la tester.

    Ce samedi matin le thermomètre affiche 8°C, une petite fraicheur au départ qui devrait vite s’estomper avec un magnifique ciel bleu.

    Déjà, après l’avoir enfilée, une sensation de chaud -à noter que je porte en première couche un T-shirt technique à manches courtes-le tissu est doux et stretch. Dans les grandes poches de devant, il y a de la place pour l’APN pocket, le smartphone et une paire de gants.

    C’est donc vers le site de Toulx Ste Croix, au nord de la Creuse que je décide d’aller. Une grosse colline de 665m, premier contrefort du Massif Central où par temps clair on peut voir le Puy de Dôme & le Puy de Sancy – Mon Ventoux à moi.;) Une petite balade d’une cinquantaine de kilomètres.

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    Me voici parti sur les petites routes de la campagne creusoise. Un vent du Sud-Est souffle un peu, je le sens un peu sur les bras, mais le torse est plus couvert par les épaisseurs du tissu des poches. La fraicheur se fait encore plus sentir dans les descentes, je regrette de ne pas avoir pris un T-shirt manches longues. J’apprécie les passes pouces, les gants resteront dans les poches.

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    Dans la montée finale de 5 kms du piton rocheux, je joue avec la fermeture éclair, la possibilité de l’ouverture par le haut mais aussi par le bas est bien pratique. L’évacuation de la transpiration ne pose pas de problème, pas de sensation de froid à la pause au sommet pour les photos d’illustration.

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    A la redescente, je sens encore bien le froid sur l’avant des bras, surtout dans les parties ombragées du parcours ; sur les portions vallonnées, le soleil chauffe l’atmosphère et le port de cette veste est tout à fait agréable.

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    Avec les poches avant profondes, pas de risques de perdre quoi que ce soit. Je n’ai rien mis dans la poche arrière ni dans la poches intérieur, que je réserverai au porte-monnaie ou petit portefeuilles.

    Le seul regret, c’est l’absence de liserés réfléchissants à l’arrière comme peuvent l’avoir les vestes Raidlight.

    Globalement très satisfait de cette veste, la prochaine fois, je prendrais un T-shirt manches longue pour avoir une meilleure protection du froid aux bras. La taille S me convient parfaitement, j’aime bien le coté près du corps pour éventuellement la porter sous une veste imperméable en cas de besoin.

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  11. 22 Novembre 2013
    Randonnée glaciaire du 30 Juin au 04 Juillet 2013

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    5 jours pour faire le tour du seigneur du Valais par un cheminement sur les glaciers impressionnants qui l’entourent, un itinéraire en boucle au départ de Zermatt.
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    Jour 1 : Zermatt – Refuge Schönbiel (2694m)
    Rendez-vous avec le guide et les autres participants devant la gare de Zermatt à 11h00. Partage des provisions pour une partie de la semaine pour les pique-niques du midi. Première après-midi de randonnée entre alpages et moraines glaciaires pour rejoindre Schönbielhütte à 2694 m. Soirée au pied des glaciers de la fameuse « Haute Route » entre Chamonix et Zermatt. Diner et nuit au refuge.

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    Sur le sentier

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    Schoënbiel Hütte et Cervin


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    La Dent d’Hérens (4171m)

    Jour 2 : Refuge Schönbiel – Col de Valpelline – Tête de Valpelline (3800m) – Col de la Division – Refuge d’Aoste (2781m)
    Première belle journée au cœur des imposants glaciers des célèbres « 4000 de Valais ». Nous rejoignions le Col de Valpelline (3557m), frontière entre le Suisse et l’Italie. Les panoramas de haute montagne et les sommets environnants dont l’esthétique Dent d’Hérens et le majestueux Cervin sont inoubliables. Les conditions météorologiques nous permettent l’aller-retour à la Tête de Valpelline. Descente du Col de la division par un petit passage technique. Diner et nuit au refuge Aoste

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    Le Cervin en montant au Col de Valpelline


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    La Dent d’Hérens

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    Arrivée au sommet de la tête de Valpelline

    Jour 3 : Refuge Aoste – Épaule de la Dent d’Hérens – Bivouac Pirelli (3831m) – Refuge Parayer (2010m)
    Longue étape, ambiance haute montagne. Lever matinal pour rejoindre les contreforts esthétiques nord de la Dent d’Hérens. Les conditions sont bonnes pour poursuivre sur l’arête jusqu’au Bivouac Pirelli. Point de vue sur le Cervin. Longue descente dans les alpages encore enneigés jusqu’au refuge Parayer face au Lac des Place-Moulin.


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    Au milieu des séracs

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    L’épaule de la Dent d’Hérens est proche


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    Bivouac Pirelli
    Jour 4 : Refuge Parayer – Col Valcounera – Refuge Perucca Vuillermoz- Fenêtrre de Tsignanaz (2445m) - Breuil-Cervina (2006m)
    L’antique sentier restauré pour rejoindre l’autre vallée présente quelques passages raides et aériens. Très vite la progression se fait dans la neige et le brouillard. Après le passage du petit col Valcounera, le descente est rapide jusqu’au Refuge Perucca Vuillermoz (2909m). L’horizon est bouché par les nuages. Pause à la Fenêtre de Tsignanaz. Descente par le sentier jusqu’au lieu-dit les Perrères pour remonter le long du torrent jusqu’à la station de Breuil-Cervinia où nous passons la nuit.

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    En contrebas du refuge Perucca-Vuillermoz

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    Lac de Cignana

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    Aujourd’hui pas de Cervin

    Jour 5 : Breuil-Cervina (2006m) – Testa Grignia – Breithorn (4165m) – Zermatt
    La dernière journée de ce périple est consacrée à l’ascension du Breithorn, un des 4000 du Valais facile d’accès. Les remontées mécaniques nous propulsent à Testa Grigia (3479m) ou nous basculons à nouveau en Suisse. Nous traversons le plateau Rosa pour rejoindre le sommet du Breithorn. Le Mont Rose est tout proche. Descente sur Zermatt par les remontées mécaniques.

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    Cervin vu de Testa Grigia

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    Breithorn et Cervin

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    Arète du Breithorn


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    Photos: Serge D.18
    Logo Zermatt : http://www.zermatt.ch

    Pièces jointes:

  12. Lire l'article
  13. 21 Janvier 2013
    Randonnée glaciaire du 23 au 28 Juillet 2012.

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    6 jours pour traverser les Dômes de la Vanoise, alpages, glaciers, lacs, sentiers, torrents . . . . . . grimper, marcher, découvrir, s’émerveiller, partager . . .

    Jour 6 – Refuge du col de la Vanoise (2516m) – Col de la Grande Casse (3096m) – Champagny en Vanoise – Le Laisonnay (1572m).

    Pour la dernière journée, le réveil est encore matinal, il faut rapidement sortir de la couette et retrouver le froid du dortoir humide ; vite s’habiller, plier la couette, ranger les affaires, boucler le sac et rejoindre la salle à manger, le temps n’est pas très clair, pour l’instant, il ne pleut pas. Malgré tout, nous ne sommes pas vraiment confiants, de gros nuages barrent l’horizon, ça sent déjà l’orage. . .


    Il est à peine 5h00 quand nous quittons le refuge du Col de la Vanoise. Nous prenons la direction du Lac Long, une petite descente sur le GR55 pour se mettre en jambes, avant de bifurquer vers la moraine du Glacier de la Grande Casse. La progression est hors sentier, le jour n’est pas encore levé, c’est à la frontale qu’il faut trouver le meilleur chemin pour avancer dans la caillasse. Ensuite il faut rejoindre le sommet de la moraine, la pente est raide, le terrain n’est pas stabilisé, par moment les appuis sont aléatoires, les pieds glissent, l’équilibre est précaire, des cailloux roulent dans la pente, chaque pas doit être assuré pour ne pas dégringoler. C’est Michel qui va faire les frais de ces conditions, en glissant sur plusieurs mètres ; résultat, plus de peur que de mal, avec quelques égratignures aux mains et genoux. Petite pause pour se remettre de ces émotions.


    Quand nous arrivons sur le haut de la moraine le jour commence à se lever, maintenant, la marche est beaucoup plus aisée, le sentier monte en pente douce vers le Glacier de la Grande Casse. Derrière nous, à l’ouest, le temps est menaçant, le tonnerre gronde au loin. Arrivés sur le glacier, nous poursuivons en direction du col que nous devinons face à nous. C’est un glacier avec une faible pente, peu tourmenté et les crampons ne sont pas nécessaires.


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    Col de La Grande Casse​


    Après 2 heures de marche, nous faisons une pause pour enfiler baudrier et crampons et grignoter un peu. J’en profite pour enfiler le Surpant Shelter qui s’avèrera bien utile pour la suite. Nous sommes pratiquement au pied du raidillon final pour accéder au passage vers la vallée de Champagny-en-Vanoise, le col est dans un ciel clair, limpide, le beau temps serait-il de l’autre côté ? Alors que derrière nous les nuages barrent toujours l’horizon, et l’on devine qu’il pleut à seau . . . quelques gouttes commencent à tomber, par précaution, nous bâchons les sacs, l’orage va-t-il nous rattraper ?

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    Le groupe © Pierre Neyret

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    Cette fois nous poursuivons en cordée, je ferme la marche. À mi- pente du raidillon, la pluie et le vent commencent à redoubler dans notre dos, ils nous accompagneront jusqu’au col. La plus longue partie du passage est en neige dure, nous avançons corde tendue. C’est le final, les 10 / 15 derniers mètres qui vont être pénibles, là plus de neige mais des éboulis rendue boueux par la pluie, devant, ça glisse, ça dérape, ça patine, Pierre monte au col et nous assure à un relais, il donne tout ce qu’il peut pour tirer le reste de la cordée. Ce petit passage technique donnera encore quelques émotions à plusieurs d’entre nous . . .


    Au col, pas le temps de souffler, il faut continuer. De ce côté-ci il n’y a plus de vent et la pluie à presque cessée. Je me retrouve en tête de cordée pour la descente, je suis prêt à faire la course avec l’orage pour ne pas être rattrapé, mais mes compagnons ne l’entendent pas ainsi, le rythme est trop élevé, je ralenti, de toute façon l’orage ne passera pas le col, la partie est gagnée.

    En 1 heure nous sommes en haut du glacier de l’Épéna. Après avoir contourné quelques crevasses et des trous d’eau accumulés par la fonte, nous pouvons nous poser sur les rochers pour quitter crampons et baudrier et se restaurer. A l’est le soleil commence à faire quelques apparitions, c’est de bon augure pour la suite.
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    Mais nous ne sommes pas encore au bout du chemin, il reste à descendre la longue moraine, encore une, celle du glacier de l’Épéna, elle est plutôt pentue, rendue glissante par la pluie, avec sur la gauche, le glacier en contrebas, sortie de sentier interdit ! La descente parait interminable et il faut rester très vigilant pour éviter la chute.


    Il nous faut ¾ d’heure pour descendre et retrouver un sentier plus agréable au bord du torrent de la Glière Les genoux ont été mis à rude épreuve. Nouvel arrêt pour quitter veste et sur-pantalon, pour terminer la fin de notre traversée, il reste à rallier le petit village du Laisonnay par une route en terre et quelques raccourcis.

    Après avoir récupéré les véhicules aux Prioux de Pralognan, nous partagerons le dernier pique-nique sur la place du village devant un grand bol de chocolat chaud ! La température n’est pas vraiment estivale.


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    Photos: Serge D.18 , © Cleber 94 & [© Pierre Neyret ->http://www.karakoram-ski-expedition.com/]
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  14. Lire l'article
  15. 19 Décembre 2012
    Randonnée glaciaire du 23 au 28 Juillet 2012.
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    6 jours pour traverser les Dômes de la Vanoise, alpages, glaciers, lacs, sentiers, torrents . . . . . . grimper, marcher, découvrir, s’émerveiller, partager . . .

    Jour 5 – Refuge de l’Arpont (2309m) – Pointe du Dard (3204m) – Refuge du col de la Vanoise (2516m).
    C’est la gardienne qui nous réveille à 4h
    et nous demande de sortir en silence du dortoir pour ne pas déranger les randonneurs. Les affaires sont rapidement rangées et nous quittons le dortoir en évitant de faire trop de bruit. Pour monter à la salle à manger les escaliers en bois craquent et la gardienne nous rappelle à l’ordre. Le petit déjeuner est rapidement avalé, nous finissons de nous préparer sur la terrasse, à l’extérieur.
    Le ciel est parfaitement dégagé, une belle journée s’annonce. Nous quittons le refuge peu avant 5 heures, et le petit chapelet de 9 lucioles ondule dans l’alpage. Le sentier emprunté ressemble plus à une sente de brebis, avec juste le passage pour un pied de randonneur, tellement creusé par endroit, que la cheville frôle la terre. La pente devient plus raide et nous voici hors sentier, le refuge en contrebas, semble n’être qu’une cabane de pierres où l’on devine une petite lumière.
    Lentement le jour se lève, les frontales deviennent inutiles, nous sommes maintenant face à un mur d’herbe, la pente est très raide, il faut se coller la tête entre les épaules pour voir le sommet de la crête, chacun cherche la trace idéale pour grimper. La progression devient difficile, il faut trouver les meilleurs appuis, là sur une motte de terre, ici sur une pierre qui semble stable, faire quelques pas en traversée pour ensuite avoir une espèce d’escalier qui va permettre de prendre quelques mètres de dénivelée supplémentaire. Plus haut, les éboulis remplace la verdure, la lecture du terrain est primordiale pour avancer sans se trouver bloqué. A ce petit jeu je me régale, je prends cet exercice pour une portion de kilomètre vertical. Les bâtons servent à l’équilibre
    Sur la crête, deux paires d’yeux nous observent sans bruit, seront nous assez lestes pour arriver jusqu’à eux ? Ce sont deux chamois, sans doute lassés de nous attendre, ils seront partis quand nous rejoindrons le col. Après 1h 20 d’effort, c’est la récompense, le soleil vient juste de se lever, et sur la crête le paysage se découvre . . . MAGIQUE

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    Lever de soleil sur les Glaciers de la Vanoise

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    La pause est bien méritée et l’effort récompensé. Le paysage qui s’ouvre devant nous est magnifique, en contrebas, les lacs de Chasseforêt sont encore dans l’ombre, la brume qui filtre les rayons du soleil donne aux montagnes environnantes un effet de douceur et de calme.

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    La Dent Parrachée (3697m)

    [​IMG] Les Lacs de Chasseforêt
    Nous reprenons la marche, hors sentier, hors du temps, nous sommes comme sur une autre planète. Pierre nous dit que cela ressemble à l’Islande. L’environnement est minéral et glaciaire, cependant entre les cailloux de petites plantes* réussissent à pousser, et ici pas besoin de la chercher il y en a partout, mais Parc National oblige, la cueillette est interdite !
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    * La petite armoise tant recherchée

    [​IMG] Les Lacs de Chasseforêt ©CleBer 94

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    Androsace © Cleber 94
    Après avoir longé la rive du premier lac, nous continuons vers le Nord-Ouest en direction du Glacier du Pelve, d’immenses névés plongent encore dans le second lac et des « icebergs » flottent à la surface, nous sommes bien en Vanoise, fin Juillet !

    [​IMG] Lac de Chasseforêt

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    Lac de Chasseforêt

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    Montée vers le glacier du Pelve © Pierre Neyret
    Il nous faut alors choisir un itinéraire pour rejoindre le glacier, deux possibilités : descendre plus bas au pied du glacier pour ensuite remonter ; ou éviter de perdre de l’altitude et poursuivre en écharpe en traversant une cascade peu active en ce début de journée et prendre pied sur la glace à mi- pente. Pierre part en reconnaissance vers la cascade.
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    La seconde solution est adoptée, la traversée de la cascade se passe sans encombre. Il est un peu plus de 8h00 quand nous chaussons les crampons et la cordée formée, sur les rochers bordant le glacier. La montée se fait en zigzagant entre crevasses et ponts de neige. Le ciel qui était d’un bleu d’azur, se couvre très rapidement, et une large bande de nuages sombres avance, cela sent l’orage . . . La température chute, le vent se lève et au col, quelques grosses gouttes nous obligent à sortir veste et protège sac. Un coup de tonnerre dans le lointain. Ce n’est pas vraiment le moment de trainer sur ce large col, nous poursuivons plein nord en serrant au plus près la Pointe Ouest du Mont Pelve, la pente se redresse un peu, nouveau grognement vers le Dôme de Chasseforêt, cela se rapproche. . .

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    Traversée de la cascade ©CleBer 94

    [​IMG] Traversée de la cascade © Pierre Neyret

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    Montée au Col du Pelve © Pierre Neyret
    Quand nous arrivons à la hauteur de la pointe les nuages se déchirent et laisse apparaitre des coins de ciel bleu. L’orage ne sera pas pour nous. Nous débouchons sur un immense plateau glaciaire avec au fond, la Grande Casse et la Grande Motte. Nous devons faire une large boucle pour contourner une zone d’accumulation d’eau, le glacier est tourmenté avec quelques belles crevasses. Il est 10h30 quand nous arrivons au Col du Dard. L’option facultative de l’ascension de la Pointe du Dard, 3204m, soit à peine 100m de dénivelé supplémentaire, séduit la majorité du groupe, d’autant plus que le soleil est de retour.
    L’aller-retour est bouclé en ¾ d’heure Il nous faut encore ¾ d’heure pour traverser le plateau glaciaire. A 12h15, nous posons les crampons et pique-niquons au pied de la Pointe de la Réchasse. La pause se prolonge, mais malgré le soleil, le vent est plutôt frais.
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    Montée à la Pointe du Dard

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    La Grande Casse (3855m)

    Il ne reste plus que la descente vers le Refuge du Col de la Vanoise soit un peu plus de 500m de dénivelé. Le début est dans les éboulis peu stables, il faut rester vigilant pour ne pas glisser. Nous prenons notre temps pour descendre dans l’alpage avec quelques arrêts « botaniques ». Nous arrivons au refuge à 15h00. Nous sommes dans un dortoir en bas, c’est sombre, humide et glacial. La salle à manger est dans une construction plus récente, plus accueillante, je déguste une bière artisanale. De nouveau le ciel se couvre. Une heure plus tard l’orage éclate.

    Après le repas, je ne suis pas vraiment pressé de retourné dans le dortoir frigidaire je bouquine un moment dans la salle ; mais comme demain sera encore réveil matinal, si la météo n’est pas encore à l’orage, il faut aller se glisser sous la couette. . .

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    Le groupe

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    Parcours de la journée

    Vers le jour suivant: Jour 6

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    Photos: Serge D.18 , © Cleber 94 & © Pierre Neyret
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  16. Lire l'article
  17. 16 Décembre 2012
    Randonnée glaciaire du 23 au 28 Juillet 2012.
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    6 jours pour traverser les Dômes de la Vanoise, alpages, glaciers, lacs, sentiers, torrents . . . . . . grimper, marcher, découvrir, s’émerveiller, partager . . .

    Jour 4 – Refuge de la Dent Parrachée (2516m) – Col de Labby (3324m) – Refuge de l’Arpont (2309m).
    Ce matin, le réveil est matinal, nous sommes les seuls pour le réveil de 5h00,
    qui curieusement se fait à 4h45 ! Nous nous efforçons de faire le moins de bruit possible pour rejoindre la salle à manger.
    Après un petit déjeuner classique avalé rapidement, nous quittons le refuge à 5h40, le ciel semble bien dégagé après l’orage de la veille.

    Nous voici en direction du Lac du Génépy, un nom enivrant pour un lac, y trouverait-on la petite armoise parfumée ? Comme toujours, nous sommes partis trop couverts, un court arrêt s’impose pour tomber la veste. A l’est le ciel commence à flamboyé, on peut ranger les frontales. Jusqu’au lac le sentier est bien tracé et en moins d’une heure nous longeons la rive gauche. A 2900m, ce petit lac peu profond alimenté par le Glacier de Labby, est dans un milieu très minéral, agrémenté par quelques névés. Aujourd’hui le Dôme de Péclet-Polset est baigné par le soleil, ceux qui seront au sommet profiterons du paysage.
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    Le Dôme de Peclet-Polset
    Nous poursuivons notre chemin vers le Glacier de Labby, sur la moraine, c’est Pierre, le guide, qui trace le chemin à travers la caillasse. Au fur et à mesure que nous montons, la neige vient recouvrir les cailloux, la progression en est facilitée d’autant plus que pour le moment la pente est douce. Après une grosse demi-heure de marche, nous sommes véritablement sur le Glacier de Labby. Nous enfilons baudrier et crampons, la cordée se forme et nous repartons pour le col. Au fur et à mesure que nous prenons de l’altitude, le paysage se découvre autour de nous. Le glacier est peu crevassé, nous abordons une pente un peu plus raide avant d’arriver sur la crête rocheuse du col.

    C’est toujours magique l’arrivée à un col, car on découvre alors un nouveau paysage, Ici, c’est l’immensité des glaciers de la Vanoise, avec le sommet de La Grande Casse, plus loin à l’horizon, le massif du Gran Paradiso en Italie, et plus à l’est, derrière la Dent Parrachée, baigné de soleil, le massif des Écrins avec le Pelvoux, les Ailefroide , la Barre enneigée et plus au nord le massif de La Meije. Magnifique !
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    Panorama des Écrins
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    Dôme de Chasseforêt et sommet de la Grande Casse
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    Le Massif des Écrins
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    Le Dôme de Chasseforêt (3586m)
    Après la pause contemplation et grignotage, nous basculons vers le Glacier de la Mahure et commençons la longue descente. Il est un peu plus de 9 heures et le soleil tape déjà fort. Pierre reste en tête de cordée pour la descente qui se passe sans problème, le glacier est peu crevassé et la neige est bonne Un peu plus bas il y a une cassure un peu plus pentue avec deux itinéraires possible, Pierre opte pour prendre plus à droite il faut enjamber une crevasse, l’allure ralentie. Vers la fin il faut jouer à « saute bédière » et nous rencontrons ce mélange de glace et de cailloux qui enchante les pointes des crampons qui crissent à chaque pas.
    Il est à peine 11 heures quand nous posons les crampons sur les caillasses au pied du glacier.
    Nous poursuivons notre descente pour trouver l’endroit idéal pour le pique-nique, c’est chose faite après un peu plus d’un quart d’heure, au bord du torrent qui descend du glacier. Nous aménageons des pierres plates pour la table du buffet, l’organisation se rode au fils des jours et chacun met la main à la pâte . . . Après le pique-nique, certains ne dérogent pas à la sieste, même si aujourd’hui elle est un peu écoutée, car il reste du chemin pour rejoindre le refuge de l’Arpont.
    Nous poursuivons la descente en longeant, rive droite, le ruisseau de Pyx. Il nous faut passer quelques zones un peu marécageuses, plus loin c’est une zone d’éboulis. Nous traversons à plusieurs reprises le ruisseau, en cherchant le meilleur passage à gué, car le petit cours d’eau prend du débit plus on descend.
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    Ruisseau du Grand Pyx © CleBer 94
    Nous ferons un petit détour pour aller profiter des embruns d’une belle cascade, la pente de l’alpage est raide dans les grandes herbes, mais la vue vaut le détour. On retrouve un semblant de sentier très peu fréquenté qui monte du GR pour accéder au pied de la cascade. En un quart d’heure, nous sommes sur le GR qui conduit au refuge, nous croisons quelques randonneurs, les premières personnes de la journée, c’est dire si itinéraire était sauvage.
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    Cascade du Grand Pyx
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    Ruisseau du Grand Pyx
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    Cascade du Grand Pyx
    Le sentier se poursuit sans vrai dénivelé dans les herbes hautes, pendant une bonne demi-heure, nous traversons un village en ruine, certainement balayé par une avalanche au siècle dernier, seule une petite habitation semble restaurée, habitée par un berger qui vend ses fromages aux randonneurs de passage. Plus loin, le paysage se découvre, nous retrouvons l’alpage, traversé par d’innombrables ruisseaux qui coupent le sentier, et certains passages sont boueux. Au détour d’un lacet, nous apercevons le refuge d’Arpont, la bière n’est plus très loin . . .
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    Le Refuge de l’Arpont (2309m) © CleBer 94
    Nous nous installons dans le dortoir en bas du refuge, et certains vont faire la queue pour prendre une douche chaude, pour celle qui reste froide, peu de volontaire, j’en profite pour faire un test, c’est supportable, et l’eau froide est revigorante. . .
    La salle à manger n’étant pas très grande, le diner se passe en deux services, nous sommes invités pour le premier à 18h45. Après le repas, petite balade alentour et digestive avant de retrouver la couchette du dortoir et les ronfleurs germaniques . . .
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    Parcours de la journée
    Vers le jour suivant -->Jour 5

    Logo Parc : http://www.parcnational-vanoise.fr
    Photos: Serge D.18 & ©CleBer 94
    Carte http://www.visugpx.com

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  18. Lire l'article
  19. 12 Décembre 2012
    Randonnée glaciaire du 23 au 28 Juillet 2012.
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    6 jours pour traverser les Dômes de la Vanoise, alpages, glaciers, lacs, sentiers, torrents . . . . . . grimper, marcher, découvrir, s’émerveiller, partager . . .

    Jour 3:Refuge de Péclet-Polset (2474m) - Brèche de la Croix de la Rue (2885m) - Refuge de la Dent Parrachée (2516m)
    A 6h45, c’est Pierre qui passe pour le réveil
    même si la fenêtre de notre dortoir donne sur l’arrière du refuge, coté montagne, on peut tout de suite voir que la luminosité est beaucoup plus forte que la veille, et malgré les quelques nuages qui voilent le ciel, la journée s’annonce belle.
    Dans la salle à manger, déjà quelques randonneurs sont attablés, devant d’énormes pots de Nutella de 5 kg, si hier matin, nous n’avons pas eu le temps de profiter goulument de la pâte à tartiner, aujourd’hui, nous comptons bien nous rattraper. Après un petit déjeuner copieux, il faut penser à reprendre le chemin. Les derniers rangements sont faits, les sacs bouclés, il ne reste plus qu’à attendre les retardataires. Ce matin est encore frais et les vestes ne restent pas dans les sacs.
    A 8h00, nous quittons le refuge pour rejoindre hors sentier, la moraine en contre¬bas de l’autre côté de la vallée. Dans l’alpage, il faut chercher le meilleur cheminement pour éviter les pentes trop raides dans l’herbe humide de rosée. Après avoir coupé le GR 55, le terrain devient plus caillouteux, en vingt minutes nous sommes au pied de la moraine, la longue ascension commence, un bon raidillon pour arriver sur l’arête, le sentier est bien tracé, pratiquement rectiligne, il suit le sommet de la moraine latérale.
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    Refuge de Peclet Polset
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    Montée de la moraine
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    Montée de la moraine
    Après une heure de marche, nous arrivons aux premiers névés en bas du couloir de la Brèche de la Croix de la Rue, passage technique de cette étape. Pierre taille quelques marches pour faciliter la progression sur la neige, jusqu’au pied du couloir où nous nous encordons. Pour limiter les risques, Pierre fera deux allers-retours avec quatre personnes sur la corde.
    Il y a seulement quelques pas d’escalade à faire sur du rocher avec de nombreuses prises, et le cheminement est évident. Malgré tout, je réveille une contracture au mollet droit en sollicitant un peu trop le pied d’appui. En un quart d’heure nous sommes à la brèche et le soleil de ce côté est radieux. Pierre redescend chercher l’autre groupe.
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    Au pied de la brèche
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    Zoom sur la brèche

    Montée de la Brèche de la Croix de la Rue – 2885m

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    Montée du couloir
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    Montée du couloir
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    A la sortie de la brèche ©Pierre Neyret
    Nous profitons pour poser casque et baudrier, l’endroit est vraiment sauvage, nous sommes au milieu de dalles, ce passage est très peu fréquenté. Pas de traces de sentiers. En observant dans les blocs en contrebas nous découvrons toute une famille de bouquetins qui se repose au soleil.
    Après l’arrivée de la seconde partie du groupe avec Pierre, nous profitons d’être à l’abri du vent pour prolonger la pause.
    La descente s’effectue en désescaladant quelques dalles, cela nous permet d’approcher, au bénéfice du vent, la famille bouquetin. Nouvelle pause pour profiter de leur présence.
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    Famille bouquetins
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    Jeune bouquetin et sa mère
    Il faut chercher le meilleur cheminement dans la caillasse pour perdre de l’altitude et rejoindre la vallée d’Aussois. Nous traversons encore quelques névés. La pause pique-nique se fait un peu avant de retrouver le sentier qui monte au Col d’Aussois, la plus belle dalle est choisie pour y dresser le buffet.
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    La table du pique-nique
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    Le Fond de l’Aussois

    Nous retrouvons ensuite le ruisseau de St Benoît qui serpente en fond de vallée dans un alpage verdoyant. Peu après le refuge du Fond d’Aussois il faut remonter un peu pour rejoindre le refuge de la Dent Parrachée, situé en balcon au-dessus des lacs d’Aussois. Le ciel commence à se couvrir, de gros nuages noirs cachent l’horizon.

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    Le Fond de l’Aussois

    Au refuge, je gagne une place sur la mezzanine avec accès par une échelle droite juste sous le toit ; après l’installation dans le dortoir, c’est le pot d’accueil sur la terrasse, offert par le gardien ; mais il va falloir se mettre à l’abri, l’orage éclate rapidement. Après un repli à l’intérieur du refuge, ce soir, il y a deux personnes du parc qui viennent parler du pastoralisme en Vanoise, l’échange est interressant.
    Après le repas, Franck le gardien, se fait conteur d’anecdotes qu’il a vécu avec des randonneurs, vraies ou fausses, et sous une forme humoristique, l’auditoire est attentif et hilare. Passé ce moment de bonne humeur partagé, il est temps de monter se coucher, en espérant ne pas avoir à redescendre dans la nuit . . .
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    Refuge de La Dent Parrachée (2511m)
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    Le pot d’accueil offert par le gardien
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    Parcours de la journée
    Vers le jour suivant --> Jour4


    Photos: Serge D.18 & © Pierre Neyret
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    Pièces jointes:

  20. Lire l'article
  21. 6 Décembre 2012
    Randonnée glaciaire du 23 au 28 Juillet 2012.
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    6 jours pour traverser les Dômes de la Vanoise, alpages, glaciers, lacs, sentiers, torrents . . . . . . grimper, marcher, découvrir, s’émerveiller, partager . . .


    Jour 2 - Refuge de Péclet-Polset (2474m) – Dôme de Polset (3501m) - Refuge de Péclet-Polset (2474m)

    3h50, le gardien nous réveille. 10’ pour plier couette, s’habiller et descendre prendre le petit déjeuner à 4h00, c’est l’embouteillage aux pieds des 2 rangées de lits, le ballet des lampes frontales, projetant les ombres, donne au dortoir une ambiance bizarre, chacun est à sa tâche pour ranger au plus vite et rejoindre la salle à manger.
    Pierre notre guide est déjà attablé. Après avoir avalé une tasse de thé et quelques tartines, nous sommes dans la salle du bas pour finir de se préparer. Un rapide coup d’œil à l’extérieur, pas d’étoiles, pas de lune, humm, le temps est plutôt couvert . . .

    Il est à peine 5h00 quand nous quittons le refuge en direction du Lac Blanc, nous suivons Pierre à la queue leu-leu, sans un mot, l’allure est tranquille, le sentier bien marqué ; les rayons lumineux des frontales éclairent 2 mètres devant. Un peu plus haut, devant nous, un chapelet de points lumineux nous précède d’un quart d’heure. Nous longeons la rive gauche du lac, et poursuivons en direction du Col du Soufre. A mi- pente du col, nous bifurquons à gauche, hors sentier, le terrain est différent maintenant, beaucoup plus minéral, il faut chercher le meilleur cheminement, et éviter les pierres qui se dérobent sous le pas ; en fait, nous suivons bien un chemin très peu marqué, avec quelques cairns, celui du Dôme et de l’Aiguille de Polset. La lumière du jour commence à poindre, mais pas le soleil, au fur et à mesure que nous progressons nous avançons dans la grisaille, le plafond de plus en plus bas ; le Dôme de Polset est invisible.

    Au pied du Glacier de Gébroulaz nous retrouvons le groupe qui nous précédait, ce sont des jeunes du club de ski de Courchevel, ils repartent, nous enfilons baudrier et crampons. La pause permet de s’alimenter un peu et de boire. Nous pestons tous sur cette météo capricieuse qui une fois de plus fait des siennes ! Il est où le beau temps ? Peut-être qu’au sommet nous serons au-dessus d’une mer de nuages ! Il faut garder le moral. . .

    La progression se fait maintenant très lentement, encordés, il faut se mettre à l’allure du plus faible pour que nous puissions tous arriver au sommet. La montée est bien triste, pas de paysage à admirer, simplement la paire de crampons devant moi qui crissent à chaque pas dans la glace. La pente est modérée et malgré le temps couvert la neige est dure. Au bout d’une heure, petite pause pour s’hydrater, certains resserrent les sangles des crampons, nous repartons, il reste à peine 300m pour le sommet, le ciel ne se dégage toujours pas, les nuages sont accrochés à la montagne. La cordée devant nous oblique à droite, nous poursuivons tout droit. La pente se relève pour accéder à la partie sommitale du dôme. Au sommet la vue est imprenable, il n’y a rien à voir ! Je me décide malgré tout à sortir l’appareil photo pour immortaliser ce sommet, quelques cailloux, un peu de neige et le tout enveloppé dans le gris. Nous ne parcourons pas les quelques mètres de crêtes pour arriver au point culminant, sans intérêt aujourd’hui.
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    Au sommet du Dôme de Polset
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    Le sommet du Dôme de Polset
    Après avoir soufflé un peu au sommet, grignoté une barre de céréales, partagé quelques fruits secs, Pierre nous propose de redescendre tranquillement, le froid commence à nous envahir à rester inactif. Nous entamons donc la descente, c’est Bernard qui mène la cordée. Le voile nuageux commence à se déchirer par endroits, des portions de ciel bleu apparaissent, en moins d’une demi-heure le ciel est pratiquement dégagé. C’est rageant, à une demi-heure près, tout aurait été différent au sommet. . . .

    Après une heure de descente, nous sommes au bas du Glacier de Gébroulaz ; nouvelle pause pour ranger piolet, crampons et veste MP+, avaler un peu d’eau, malgré le retour du soleil, l’air est encore bien frais. Nous reprenons la descente à travers les caillasses de la moraine. La vue est magnifique sur le Col et le Roc du Soufre, la roche ocre contraste avec le gris du schiste des montagnes environnantes.
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    Descente du Glacier de Gébroulaz
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    Cordée
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    Le Col et le Roc du Soufre (2939m)
    A 11h00, nous faisons la vrai pause casse-croûte, il est vrai que le petit déjeuner est bien loin. Chacun sort une partie du pique-nique, l’intendance s’organise bien. L’endroit est agréable, au pied du glacier de Gébroulaz, sur le bord d’un petit lac né de la fonte du glacier, et nous surplombons le Lac Blanc. L’herbe est encore rare, mais les brins de génépi sont nombreux. . .

    Après s’être rassasiés, une partie du groupe s’adonne à la sieste, je ne pratique pas. Je profite de ce quartier libre pour découvrir les alentours et les belles vues sur le Lac Blanc.
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    Dôme de Polset
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    Lac Blanc de Polset
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    Lac Blanc et la Pointe de l’Echelle(3422m)
    Après plus d’une heure et demi de pause, nous reprenons la marche, très vite nous retrouvons le sentier du Col du Soufre, en une demi-heure nous sommes au bord du Lac Blanc.10 minutes plus tard, le refuge de Péclet-Polset est en vue.
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    Refuge de Peclet Polset (2474m)
    Le reste de l’après-midi sera occupé à faire quelques étirements, au farniente sur la terrasse du refuge, lecture d’un magazine de montagne et profiter du beau point de vue sur la Pointe de l’Échelle, le Glacier de la Masse et sa moraine que nous remonterons demain.

    Après le diner, le gardien offre une dégustation de génépi. Pierre nous annonce que demain, c’est grasse matinée, petit déjeuner pour 7h00.

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    La dégustation du génépy
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    Parcours de la journée

    Vers le jour suivant: -->Jour 3

    Logo Parc : http://www.parcnational-vanoise.fr
    Photos: Serge D.18
    Carte http://www.visugpx.com

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  22. Lire l'article
  23. 4 Décembre 2012
    Randonnée glaciaire du 23 au 28 Juillet 2012.

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    6 jours pour traverser les Dômes de la Vanoise, alpages, glaciers, lacs, sentiers, torrents . . . . . . grimper, marcher, découvrir, s’émerveiller, partager . . .

    Jour 1 – Pralognan-la-Vanoise (Les Prioux -1750m) - Refuge de Péclet-Polset (2474m)

    Le rendez-vous était fixé à 13h00 devant l’office de tourisme de Pralognan-la-Vanoise avec le guide de haute montagne, Pierre Neyret. Le temps de faire les présentations avec les autres participants, Anne, Annick, Bernard, Laurence, Marie-Alix, Michel et Olivier. Nous covoiturons pour rejoindre le point de départ, au bout de la route qui mène au hameau des Prioux.
    Après le partage des pique-niques sur l’ensemble des randonneurs, une dernière vérification de n’avoir rien oublié de primordial, à 14h15, nous pouvons commencer la randonnée sur le GR55 en direction du refuge de Péclet-Polset.
    Un quart d’heure après le départ, Michel s’aperçoit qu’il a oublié une partie de ses vêtements, nous poursuivons lentement jusqu’au refuge du Roc de la Pêche, où nous l’attendons. Cela nous permet de visiter la petite chapelle à proximité du refuge.
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    Chapelle de la Motte
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    Chapelle de la Motte
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    Le Dôme de Polset vu de la chapelle
    Michel revient essoufflé, il a fait vite, maintenant la pause est terminée, nous reprenons le sentier, nous avons une belle vue sur notre objectif du lendemain : le Dôme de Polset, tout au fond de la vallée. Le temps se couvre, le vent se lève, et la température chute rapidement ; les vestes sont bien utiles pour redémarrer. Le chemin monte en faux-plat en suivant le Doron de Chavière, après une heure de marche, nous faisons une courte pause, pour tomber la veste, le soleil est revenu et la chaleur se fait sentir. Autour de nous un troupeau de vaches tarines et montbéliardes paît tranquillement. Un peu plus loin, la station mobile de traite, à l’écart du sentier, est déjà en route et le vacher s’active pour préparer la traite.

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    Nous poursuivons notre chemin, la pente commence à s’accentuer, et le Dôme devient plus imposant au fur et à mesure que l’on avance. Le chemin devient sentier mais il est encore « carrossable » pour approvisionner le refuge à moto. L’accès au refuge de Péclet-Polset se fait par quelques lacets, avec de belles vues sur les sommets environnant et l’ensemble de la vallée. Nous arrivons à 17h20, la salle pour poser chaussures, piolets, crampons est au rez-de-chaussée, comme toujours dans les refuges il n’est pas toujours facile de trouver sabots ou crocs à son pied !

    Après l’installation dans le dortoir, une petite pause devant une bière permet de découvrir la salle des repas, dehors, la fraicheur s’installe avant le repas du soir servi à 19h00.

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    La Pointe de l’Échelle (3422m)
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    L’Aiguille des Corneillets (3055m)
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    Le Refuge de Péclet-Polset – 2474m

    Après le repas, petit briefing pour la journée du lendemain : Nous partirons sacs allégés avec seulement les affaires pour la journée. La météo s’annonce plutôt bonne. L’approche du glacier sera longue, il va falloir partir de bonne heure, le réveil sera matinal pour un petit déjeuner prévu à 4h00.
    A 21h00 extinction des feux. Gare aux ronfleurs . . . !
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    Parcours de la journée

    Vers le jour suivant: -->Jour 2

    Logo article : http://www.pralo.info
    Photos: Serge D.18
    Carte http://www.visugpx.com

    Pièces jointes:

  24. Lire l'article
  25. 2 Décembre 2012
    Randonnée glaciaire du 23 au 28 Juillet 2012.

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    6 jours pour traverser les Dômes de la Vanoise, alpages, glaciers, lacs, sentiers, torrents . . . . . . grimper, marcher, découvrir, s’émerveiller, partager . . .

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    L’itinéraire des 6 jours

    Jour 1 – Pralognan-la-Vanoise (Les Prioux -1750m) - Refuge de Péclet-Polset (2474m).
    Le rendez-vous avec le guide est à 13h00 à Pralognan-La-Vanoise. Nous nous rendons ensuite aux Prioux, porte d’entrée du Parc National de la Vanoise, pour rejoindre le Pont de la Pêche et sa chapelle. GR55 pour rejoindre le refuge de Péclet-Polset pour le repas et la nuit.

    Voir le détail du Jour 1

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    Le Refuge de Péclet-Polset – 2474m


    Jour 2 – Refuge de Péclet-Polset (2474m) – Dôme de Polset (3501m) - Refuge de Péclet-Polset (2474m).
    L’ascension du Dôme de Péclet-Polset (3501m) avec un sac allégé nous permet de découvrir notre premier glacier. Quelques ponts de neige à traverser, une pente de 30° pour rejoindre une arête facile qui conduit droit au dôme. Le brouillard gâche le panorama promis. Retour au refuge de Péclet-Polset.

    Voir le détail du Jour 2

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    Descente du Glacier de Gébroulaz


    Jour 3 – Refuge de Péclet-Polset (2474m) – Brèche de la Croix de la Rue (2885m) - Refuge de la Dent Parrachée (2516m).
    Nous montons près du refuge de Péclet-Polset et continuons vers la Brèche de la Croix de la Rue pour redescendre coté Maurienne sur le Fond d’Aussois vers le refuge de la Dent Parrachée, bouquetins, marmottes et tarines sont au rendez-vous.

    Voir le détail du Jour 3

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    A la sortie de la brèche © Pierre Neyret

    Jour 4 – Refuge de la Dent Parrachée (2516m) – Col de Labby (3324m) – Refuge de l’Arpont (2309m).
    Journée intense avec le lac du Génépy puis les moraines et petits glaciers jusqu’à la pente raide du col de Labby. Descente sur le glacier de la Mahure pour rejoindre le refuge de l’Arpont à travers les alpages, au cœur du massif.

    Voir le détail du Jour 4

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    Au Col de Labby – Dôme de Chasseforêt


    Jour 5 – Refuge de l’Arpont (2309m) – Col du Pelve (2992m) – Refuge du col de la Vanoise (2516m).
    Traversée des Dômes de la Vanoise, splendides sommets glaciaires. Continuation par le col du Pelve puis vers les dômes glaciaires et la Pointe du Dard. Magnifique vue sur la Grande Casse. Descente au col de la Vanoise et refuge.

    Voir le détail du Jour 5

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    La Grande Casse


    Jour 6 – Refuge du col de la Vanoise (2516m) – Col de la Grande Casse (3096m) – Champagny en Vanoise – Le Laisonnay (1572m).
    Traversée sous le glacier des Grandes Couloirs et montée au Col de la Grande Casse. Nous passons au pied du formidable versant nord de la Grande Casse avant de redescendre progressivement vers le Laisonnay de Champagny, étape finale de notre traversée.

    Voir le détail du Jour 6

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    Col de la Grande Casse


    LES PARTICIPANTS :

    - Pierre Neyret notre grand chef
    - Annick, la grande chevronnée de la montagne
    - Laurence, la trekkeuse
    - Marie-Alix, dit Mam
    - Anne et Olivier, The couple
    - Bernard, le sportif de fond
    - Michel, le grand Pierrot un peu lunaire
    - Serge, le sportif rapide



    Photos: Serge D.18 & © Pierre Neyret
    Carte itinéraire : http://www.visages-trekking.com
    Logo Parc : http://www.parcnational-vanoise.fr

    Pièces jointes:

  26. Lire l'article
  27. 14 Mai 2012
    Le rêve est devenu réalité . . .

    Trek du 24 Octobre au 8 Novembre 2011
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    Jour 17
    Mercredi 09 Novembre: Lukla (2840m) – Katmandou (1350m)


    Jour 17:
    Même si le trek est terminé
    , il faut aujourd’hui encore se lever aux aurores pour avoir des chances de prendre le premier vol pour Katmandou. Les porteurs sont eux aussi debout pour faire avec nous la descente jusqu’à l’aéroport de Lukla.
    Après le petit déjeuner avalé rapidement, nous traversons le village, déjà les échoppes et boutiques sont ouvertes, chaque marchand balaie, nettoie devant son commerce et il est à peine 6h00.

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    Retour vers Katmandou . . .

    Avant l’entrée dans l’aéroport, c’est la cohue, de nombreux népalais attendent derrière les grillages et proposent leur service aux sirdars ou trekkeurs pour quelques roupies. Nous laissons ici également ceux qui nous ont accompagnés pendant ces deux semaines. Longues poignées de main à chacun, ce n’est pas sans une certaine émotion que nous quittons cette équipe népalaise, toujours prête à rendre service avec le sourire et avec laquelle j’ai passé 16 jours merveilleux.

    La salle d’attente est déjà bondée, nous devrons attendre, le premier vol ne sera pas pour nous. Le décollage est prévu dans ¾ d’heure. Il faut passer les contrôles, un agent me « pique » les lacets de rechange et un briquet, alors qu’ils étaient passés sans problème à l’aller.

    Après une demi-heure d’attente, Sonam, notre guide, qui lui nous accompagne jusqu’à Katmandou, nous appelle, le prochain avion sera pour notre groupe. Nous sortons sur le tarmac, l’avion est en cour d’atterrissage, une quinzaine de trekkeurs descendent, après le chargement des bagages, nous prenons place dans l’appareil. Le décollage est moins impressionnant que l’arrivée sur cette courte piste.


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    Aéroport de Lukla


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    Chargement des bagages

    Le vol dure 45’, nous atterrissons à Katmandou, il faut faire un long cheminement avant de trouver la sortie. Sonam trouve facilement un taxi minibus pour transporter tout le groupe et en 25’ nous sommes devant l’hôtel.
    Pour le reste de la journée nous avons quartier libre pour découvrir la ville. . .


    Balade dans les rues de Katmandou

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    Mousse Népalaise

    Curieusement, la campagne publicitaire de l’office de tourisme du Népal cette année est : NATURALLY NÉPAL Once is not enough
    Comme une invitation à revenir dans ce pays magique . . .

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    Once is not enough . . .



    Photos & vidéo: Serge D.18
    Logo de l'article: http://www.everestjournal.com/nepal-2011//

    Pièces jointes:

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